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Plein regard sur... Kim Ivanko

Inoubliable à Hay River

Par Xavier Lord-Giroux



On dit parfois que l’école est une fenêtre sur le monde. Dans la classe de Mme Kim Ivanko, il y a bien sûr un tableau, des pupitres, mais il y a surtout un immense babillard où sont accrochés une centaine de cartes postales; Singapour, Paris, Hollywood, Budapest, Vancouver… Les élèves de Mme Kim ne l’oublient pas et pensent à elle partout où ils vont.

Originaire de Montréal, Kim Ivanko a grandi à Toronto. Après avoir obtenu son diplôme universitaire en éducation de l’Université McGill, elle débute sa carrière au Japon où elle y enseigne pendant deux ans. D’une île à une autre, elle enseigne ensuite à Kinngait (Cape Dorset) sur l’île de Baffin au Nunavut. Charmée par son expérience dans le Grand Nord canadien, elle s’installe à Hay River où elle enseigne depuis maintenant douze ans.

Ayant passé de belles années à enseigner aux écoles Harry Camsell et Princess Alexandra, Mme Kim apprécie surtout « l’atmosphère familiale » qui règne à l’École Boréale. C’est quelque chose qui l’incite à donner de son temps et de son énergie à une variété de choses : entraîneur de l’équipe de débats, organisatrice des voyages de ski en Alberta, entraineur des équipes de soccer et responsable du comité de pâtisseries; elle travaille fort pour offrir aux élèves la meilleure expérience scolaire possible.

« Je pense qu’il y a plus d’activités ici que dans d’autres écoles de la région » dit-elle.

Elle avait même envisagé fonder un club LGBTQ+2 ce printemps avec un groupe d’élèves. En fait, ses élèves sont vraisemblablement au cœur de tout ce qu’elle entreprend en classe et à l’extérieur. Interrogée sur les livres qu’elle fait lire dans ses cours, elle répond : « Quand mes jeunes trippent sur un livre, je trippe aussi ». Dans sa classe de 11eannée, elle connaît cinq garçons depuis qu’ils sont en couches. La relation enseignant-élève doit donc être adaptée à cette proximité qui s’étale sur le temps. « Ça me force à avoir plus de patience et de créativité », évoque-t-elle. Cette patience et son dévouement à l’enseignement sont récompensés par toutes les cartes qu’elle reçoit d’un peu partout et qu’elle épingle sur son babillard; ouvrant sa classe sur le monde entier.

« Il manque juste l’Amérique du Sud et l’Australie », conclut-elle.

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